🟡 Vendredi 13 – Le grand jour noir de l’école publique à Montpellier

👉 Pourquoi on se mobilise
Depuis janvier, dans de nombreuses écoles de Montpellier, les mêmes scènes se répètent :
- classes sans remplaçant·es,
- agents municipaux absents ou déplacés d’une école à l’autre,
- enfants répartis dans d’autres classes,
- équipes épuisées.
Au dĂ©but de l’annĂ©e, une classe a fermĂ© Ă l’Ă©cole Mozart. Et cet hiver, absences de professeurs non remplacĂ©es, absence chronique d’ATSEM et d’AESH… cela devient intenable. On demande aux parents de garder les enfants Ă la maison.
Ce que vivent les familles de l’école maternelle Mozart n’est pas un cas isolé.
C’est devenu une réalité quotidienne dans de nombreuses écoles.
Chaque année, on nous explique que « la grippe n’était pas anticipable ».
👉 Ce n’est pas vrai.
Ce qui manque, ce sont des moyens humains.

📢 Vendredi 13 : comment on agit, concrètement
Dans les écoles participantes, nous organiserons :
- ✅ un blocage symbolique de l’entrée pendant 10 minutes,
- âś… une distribution de tracts,
- ✅ un temps de discussion et de débat public,
autour des enjeux de l’encadrement scolaire et périscolaire des enfants.
👉 Pour conjurer le sort.
👉 Et surtout pour exiger enfin des moyens humains à la hauteur.
🟠Ce que nous dénonçons
- une gestion défaillante des remplacements dans l’Éducation nationale,
- une pénurie chronique d’agents municipaux (ATSEM, Agents de ménage, animateur·rices),
- des déplacements d’agents d’une école à l’autre pour masquer les manques,
- des conditions de travail de plus en plus dégradées pour les personnels.
Ce bricolage permanent n’est pas une politique publique.
🟠Des données qui inquiètent — et qui appellent à repenser les moyens humains
Dans l’académie de Montpellier, la baisse démographique annonce une chute importante des effectifs scolaires (environ –4 661 élèves à la rentrée 2026-2027), ce qui se traduit déjà par la réduction de postes et de classes dans plusieurs secteurs scolaires.
Plutôt que d’utiliser cette baisse pour affaiblir encore plus nos écoles, nous demandons que ce soit l’occasion de :
- repenser l’accueil des élèves avec des effectifs par classe adaptés à l’apprentissage ;
- renforcer les moyens humains quotidiens en créant et en stabilisant des postes suffisants d’ATSEM, d’AESH, d’enseignant·es et de remplaçant·es ;
- garantir une formation et une reconnaissance professionnelle à l’ensemble des personnels.
L’inclusion scolaire ne saurait être une formule creuse : elle exige des moyens, une présence et une formation adaptées. La grippe, les absences, les imprévus ne doivent plus être des raisons pour laisser les classes livrées à elles-mêmes.

🔴 Pourquoi c’est un enjeu majeur pour notre commune
Défendre l’école publique, ce n’est pas seulement défendre l’organisation des écoles.
C’est défendre :
- la mixité sociale,
- le vivre-ensemble,
- l’égalité d’accès à l’éducation.
Quand l’école publique se dĂ©grade, de nombreuses familles finissent par ĂŞtre poussĂ©es vers la sortie… et vers le privĂ©. A Montpellier c’est une rĂ©alitĂ© cruelle. Une hĂ©morragie triste qui coĂ»te cher !
On est alors très loin de l’idéal de laïcité et d’égalité, pourtant régulièrement mis en avant par la municipalité.
⚫ Focus – agents municipaux : un échec cuisant de la municipalité
ATSEM, agents d’entretien, animateur·rices, responsables techniques :
tout au long du mandat du maire sortant, les effectifs ont cruellement manqué dans les écoles.
La politique de recrutement de la Ville n’a pas porté ses fruits.
L’attractivité de ces métiers s’effondre, parce que les conditions de travail se dégradent sans cesse.
Nous refusons que les écoles continuent de fonctionner en déplaçant des agents d’un établissement à l’autre.
👉 Nos enfants méritent mieux que ce système de débrouille permanente.