Communiqué de presse — Rassemblement du 2 novembre
« Ils ont fait leur rentrée sans toit » : rassemblement le lundi 2 novembre, place Jean-Jaurès

Montpellier, le 28 octobre 2026. Le collectif Un Toit Un Avenir, avec le soutien du Réseau Universités Sans Frontières (RUSF), du syndicat Sud éducation 34 et du MRAP, appelle à un rassemblement le lundi 2 novembre 2026, de 18 h à 19 h 30, place Jean-Jaurès. Depuis la rentrée de septembre, 21 enfants scolarisés à Montpellier, de la crèche à l’université, n’ont dû leur mise à l’abri qu’à des citoyennes et des citoyens, et non à l’État. À l’approche de l’hiver, le collectif exige que les pouvoirs publics appliquent la loi : zéro enfant à la rue.
Le collectif Un Toit Un Avenir réunit la FCPE, la Ligue des droits de l’Homme (LDH), La Cimade, le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), Droit au logement (DAL) et l’association Une École Un Avenir.
La solidarité citoyenne supplée l’État
Depuis septembre, des parents d’élèves, des enseignant·es et des habitant·es accompagnent huit familles, soit vingt et un enfants, que le 115 laisse sans solution. Le bilan de ces deux mois est le suivant :
- plus de 150 nuits de mise à l’abri, dont plus de 110 chez des habitant·es solidaires ;
- plus de 11 000 € de dons et de fonds d’urgence, entièrement financés par des citoyen·nes.
Ces vingt et un enfants ne sont que la partie émergée de l’iceberg. À Montpellier, ce sont environ cent enfants qui dorment aujourd’hui dehors, dans des voitures, des halls d’immeuble ou des parcs.
Une obligation légale que l’État n’honore pas
L’article L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles est sans ambiguïté : toute personne sans abri en situation de détresse doit pouvoir accéder, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. Les pouvoirs publics ne sauraient se reposer plus longtemps sur la générosité des citoyen·nes pour s’acquitter d’une obligation qui leur incombe.
Ce qui est possible ailleurs doit l’être à Montpellier. À Paris, Emmanuel Grégoire s’est engagé dès sa campagne sur « un plan zéro enfant à la rue, dès l’hiver 2026 » (Public Sénat) ; devenu maire, il en a fait un plan présenté au Conseil de Paris en avril (Ville de Paris).
Le collectif demande :
- un plan « zéro enfant à la rue » dès cet hiver à Montpellier, porté conjointement par l’État et la Ville, garantissant la mise à l’abri immédiate et pérenne de toutes les familles avec enfants sans hébergement ;
- l’accès au logement social des familles qu’il accompagne ;
- une audience auprès du préfet de l’Hérault, déjà sollicitée dans la déclaration du rassemblement.
« Nous ne nous tairons pas tant qu’un seul enfant dormira dehors. »
Informations pratiques
- Date et heure : lundi 2 novembre 2026, de 18 h à 19 h
- Lieu : place Jean-Jaurès, Montpellier
- Format : rassemblement pacifique et statique, ouvert aux familles ; chacun·e est invité·e à venir muni·e d’une lampe torche
- Moment fort : allumage collectif des lampes pendant les prises de parole
Contact presse
Murielle Kosman, co-porte-parole de l’association Une École Un Avenir 06 60 68 88 74, uniquement par message WhatsApp ou Signal
Rassemblement lundi 2 novembre à 18h place Jean Jaurès
21 enfants. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

21 enfants. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.
Depuis septembre, nos associations et des parents d’élèves ont accompagné 8 familles, soit 21 enfants scolarisés dans nos écoles, de la crèche à l’université. Ces enfants ont fait leur rentrée sans toit.
Pour les mettre à l’abri, des citoyen·nes ont pris le relais. En deux mois, cela représente plus de 150 nuits de mise à l’abri, dont plus de 110 chez des habitant·es solidaires, et plus de 11 000 € de dons et de fonds d’urgence. C’est autant d’argent et d’énergie engagés là où l’État fait défaut.
Ces 21 enfants sont ceux que nous connaissons. À Montpellier, ce sont environ 100 enfants qui dorment aujourd’hui dehors, dans des voitures, des halls d’immeuble ou des parcs, faute de place au 115.
La loi est pourtant claire : toute personne sans abri en situation de détresse doit pouvoir accéder à un hébergement d’urgence. Les pouvoirs publics le savent, et ils laissent faire.
L’hiver arrive. Nous demandons zéro enfant à la rue. Pas un seul, pas un hiver de plus. Nous ne nous tairons pas.
📍 Lundi 2 novembre, 18 h – 19 h 30, place Jean-Jaurès, Montpellier
🔦 Venez avec une lampe torche, seul·e, en famille ou entre ami·es.
Un toit est un droit !
Agir : l’hébergement solidaire
Accueillir une famille chez soi
Ouvrir sa porte à une famille à la rue est l’un des gestes de solidarité les plus précieux qui soient. C’est aussi un engagement qui se prépare. Voici nos conseils, nés de l’expérience des personnes qui ont accueilli avant vous.
Pourquoi accueillir ?
Chaque soir, des familles avec de jeunes enfants restent sans solution, faute de places suffisantes dans l’hébergement d’urgence. Face à cette réalité, ouvrir sa porte est un geste à la fois simple et immense.
Mettre des enfants à l’abri, dès ce soir
Une nuit sous un toit, c’est un sommeil retrouvé, une journée d’école plus sereine, des parents qui peuvent enfin souffler et reprendre pied.
Passer de l’indignation à l’action
Plutôt que de subir l’impuissance face à la rue, on agit, concrètement, à sa mesure.
Résister ensemble
Accueillir, c’est refuser que l’abandon des familles devienne la norme, et faire vivre au quotidien le principe de fraternité.
Tisser des liens
Partager un toit, c’est partager un quotidien : des repas, des conversations, des enfants qui jouent ensemble. Des liens se nouent, d’égal à égal, qui survivent souvent à l’hébergement.
Nul besoin, pour cela, d’héroïsme ni de tout donner. Rien ne vous est imposé : on fait au mieux, aussi longtemps qu’on le peut, et l’essentiel est que l’accueil se passe bien pour tout le monde. Vous ne resterez jamais sans soutien : l’association et tout un collectif vous accompagnent.
Avant tout : poser ses limites
Un accueil réussi est un accueil qui tient dans le temps. Et un accueil tient lorsque ses limites ont été posées avant la première nuit.
La générosité de l’élan premier ne doit pas faire oublier que l’hébergement engage l’ensemble du foyer, parfois pour longtemps. Avant même d’en parler à la famille ou à l’association, prenez le temps de déterminer ce que vous êtes réellement en mesure d’offrir. Des limites claires ne traduisent aucun manque de générosité : elles protègent l’accueil, pour vous comme pour la famille, qui a besoin de savoir à quoi s’en tenir.
La durée
Combien de temps pouvez-vous accueillir ? Quelques nuits, quelques semaines, jusqu’à une date précise ? Mieux vaut une durée annoncée d’emblée, quitte à la prolonger d’un commun accord, qu’un accueil sans terme qui s’interrompt brutalement. Et si vous prolongez, convenez-en clairement, nouvelle date à l’appui : le flou est source de stress de part et d’autre.
L’espace
Quelles pièces mettez-vous à disposition ? Quels espaces seront partagés, et à quels moments : cuisine, salle de bain, salon, jardin ? Quels lieux demeurent strictement privés ?
L’implication
Offrez-vous seulement un toit, ou aussi des repas, des trajets, une présence, une aide aux démarches ? Rien n’oblige à tout faire : l’accompagnement administratif, notamment, peut reposer entièrement sur l’association ou sur une autre personne de votre collectif de solidarité.
Les attentes
Quelles règles de vie vous importent : horaires, bruit, tabac, visites, animaux, usage du lave-linge ? Mieux vaut les nommer à l’avance que les découvrir à la faveur d’un malaise.
En parler ensemble, en famille
L’hébergement concerne tout le foyer. Votre conjoint ou votre conjointe, vos enfants, toute personne vivant sous votre toit doivent pouvoir exprimer leurs propres limites avant que la décision ne soit prise.
- Que chaque membre du foyer réponde pour son propre compte aux quatre questions ci-dessus, puis confrontez vos réponses. Là où les avis divergent, retenez la limite la plus prudente : un accueil n’est durable que s’il est consenti par l’ensemble du foyer.
- Expliquez aux enfants, avec des mots adaptés à leur âge, qui va venir et pourquoi. Dites-leur aussi que la situation de la famille accueillie ne se raconte ni à l’école ni ailleurs : la discrétion s’apprend, et elle protège.
- Convenez dès maintenant d’un moment régulier pour faire le point entre vous, une fois l’accueil commencé.
Formaliser l’accueil : la convention
Une fois posées, ces limites gagnent à être partagées avec la famille accueillie, de vive voix d’abord, par écrit ensuite. Nous proposons à cet effet une convention d’hébergement solidaire à titre gracieux. Elle reprend point par point les questions qui précèdent : durée, espaces, implication de chaque partie, règles de vie, points d’étape et conditions de fin de l’accueil.
Cette convention n’est pas un bail et ne crée aucun droit au maintien dans les lieux. C’est un engagement moral, qui clarifie les attentes de part et d’autre et prévient les malentendus. Elle se remplit et se signe ensemble, en présence d’un membre de l’association lorsque c’est possible.
- Dans la langue de la famille hébergée. La convention doit être rédigée dans une langue que la famille comprend pleinement, en regard de la version française. Nul ne peut s’engager sur un texte qu’il ne comprend pas ; l’association peut vous aider à la faire traduire.
- À l’image de votre accueil. Le modèle proposé n’est qu’une base. La convention doit contenir toutes les modifications et précisions que l’une ou l’autre partie souhaite y apporter, afin de refléter fidèlement ce qui a été convenu.
Ce que vivent les familles
Héberger crée, qu’on le veuille ou non, un déséquilibre : l’une des familles est chez elle, l’autre dépend de son accueil. La famille hébergée, soucieuse de ne pas déranger, assurera souvent que tout va bien. C’est donc à la famille qui accueille de rester attentive, de proposer sans imposer, de faire le premier pas.
Ce déséquilibre, il faut savoir le regarder en face pour ne pas s’y installer. Notre association récuse la posture du « sauveur blanc », qui fait de la personne qui accueille une figure bienfaitrice et de la personne accueillie l’obligée de sa bonté, tenue de lui en témoigner sa gratitude. Accueillir n’est pas un acte de charité : c’est un acte de résistance. Résistance à l’indifférence, à l’isolement, à un État qui manque à son obligation d’hébergement inconditionnel. Celles et ceux qui ouvrent leur porte et celles et ceux qui la franchissent se tiennent du même côté.
Ce déséquilibre n’ôte rien non plus à la dignité des personnes accueillies. Être en difficulté ne signifie pas devoir accepter n’importe quoi comme un cadeau du ciel : on n’offre pas ce que l’on n’accepterait pas pour soi-même, et l’on n’attend pas de reconnaissance en retour.
Des limites et des dates claires, c’est essentiel. C’est justement ce que nous n’avons pas fait tout de suite lorsque nous avons décidé de prolonger, et cela a créé du stress.
La durée est souvent la question la plus délicate. Au départ, on propose une période courte, pour voir, quitte à rallonger ensuite. Mais cela crée une tension de part et d’autre : on sent que tout se joue dans ces premiers instants de la rencontre. On se demande si cela va coller, s’il faudra vite trouver autre chose ; eux s’efforcent d’être aussi discrets que possible pour pouvoir rester. C’est un moment fragile.
Il n’est pas toujours facile de savoir ce qui leur convient, tant le souci de ne pas déranger est grand : ils ont tendance à dire que tout va bien. Alors la rencontre se construit par petits gestes. On partage un peu du repas qu’on a préparé, on échange sur les plats de nos pays, on se propose de manger ensemble, de cuisiner ensemble… Ce sont beaucoup de petits ajustements, et c’est ainsi, peu à peu, qu’on apprend à se connaître.
Ce qui reste, au bout du compte, c’est la rencontre.
Il est difficile de trouver les mots pour vous remercier à la hauteur de ce que vous avez fait pour notre famille.
Dans cette période si douloureuse et incertaine, alors que nous étions sans solution et que nos enfants, encore si petits, risquaient de passer leurs nuits sans véritable toit, vous avez été là pour nous.
Votre générosité, votre grand cœur et votre solidarité nous ont profondément touchés. Vous ne nous avez pas seulement apporté une aide matérielle : vous nous avez donné de l’espoir, du courage et surtout le sentiment que nous n’étions pas seuls.
En tant que parents, il n’y a rien de plus difficile que de voir ses enfants dans une telle situation. Votre aide a été pour nous une véritable lumière dans un moment très sombre.
Nous vous serons éternellement reconnaissants. Nous garderons dans nos cœurs ce que vous avez fait pour nous et, quoi qu’il arrive, nous ne l’oublierons jamais.
Merci du fond du cœur à toute l’équipe d’Un Toit Un Avenir et à toutes les personnes qui ont contribué à nous aider.
Pendant l’accueil
Six repères pour que l’accueil reste une belle aventure, pour vous comme pour la famille.
Le repos d’abord
Une famille qui sort de la rue a besoin de dormir, de souffler, de se sentir en sécurité. Ne la questionnez pas sur sa situation administrative : l’association s’en charge, ou une autre personne de votre collectif de solidarité, avec délicatesse et avec l’accord de la famille.
À chaque famille son rythme
Respectez son intimité et ses horaires, comme vous souhaitez que l’on respecte les vôtres. Une porte fermée n’est pas un rejet.
Motus et bouche cousue
Aucune information sur la famille ne circule sans son consentement : ni photo, ni message, ni récit, même bienveillant. Et si l’on parle d’elle, c’est avec elle.
On fait le point, souvent
Avec la famille, avec l’association, entre vous. Les limites peuvent évoluer : mieux vaut en parler tôt que trop tard.
Un soutien, toujours
Une difficulté, une tension, un coup de fatigue ? Appelez la personne référente d’Un Toit Un Avenir. Nous sommes là pour ça.
Des moments rien qu’à soi
Ménagez-vous des instants « comme avant », rien que pour vous, en famille : un repas, une soirée, une sortie. La famille hébergée en a tout autant besoin. Ces moments de retrait sont une respiration nécessaire : ils permettent à l’accueil de durer.
Une longue chaîne de solidarité
Héberger n’est pas la seule manière d’agir. Autour de chaque famille accueillie se forme une chaîne de solidarité : une voisine qui vient régulièrement aux nouvelles et propose son aide, un ami qui prête main-forte pour sécuriser le jardin avant l’arrivée des enfants, des proches qui contribuent à la cagnotte malgré leurs propres difficultés, une famille élargie qui s’implique à son tour.
Celles et ceux qui n’hébergent pas, mais qui savent, sont d’un soutien précieux, pour la famille accueillie comme pour celle qui l’accueille. Il y a mille façons d’être solidaire.
« Quand on s’engage personnellement, tout notre entourage s’implique à son tour : la famille, le cercle amical, les collègues de bureau. » Une famille qui héberge
En cas de difficulté ou de litige
Dans la très grande majorité des cas, l’accueil se passe bien. Mais une cohabitation, même généreuse, n’est jamais tout à fait exempte de frictions. Lorsqu’une difficulté surgit, voici la démarche que nous conseillons.
- En parler tôt. Ne laissez pas le malaise s’installer. Exprimez calmement ce qui pose problème, en vous appuyant sur la convention, qui rappelle ce qui a été convenu de part et d’autre.
- Faire appel à un tiers. Sollicitez la personne référente d’Un Toit Un Avenir, ou une personne de votre collectif de solidarité. Un regard extérieur apaise, reformule, traduit si nécessaire. N’affrontez jamais une difficulté en solitaire.
- Chercher ensemble un ajustement. Préciser une règle de vie, réorganiser l’usage des espaces, revoir la durée : la convention peut être modifiée d’un commun accord.
- Si l’accueil ne peut se poursuivre, y mettre fin dans le délai de prévenance prévu, en lien avec l’association, afin qu’une solution de relais soit trouvée pour la famille.
Préparer la fin de l’accueil
La fin d’un hébergement se prépare dès son commencement. Prévenez l’association le plus tôt possible, et en tout état de cause dans le délai fixé par la convention, afin qu’un relais puisse être organisé. Une famille ne doit jamais retourner à la rue faute d’avoir été prévenue à temps.
Accueillir des personnes sans titre de séjour : ce que dit la loi
Beaucoup de personnes prêtes à ouvrir leur porte hésitent par crainte de poursuites, en particulier lorsque la famille fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Ces craintes reposent le plus souvent sur une méconnaissance du droit.
Depuis la loi du 10 septembre 2018, qui fait suite à la décision du Conseil constitutionnel consacrant le principe de fraternité (décision n° 2018-717/718 QPC du 6 juillet 2018), l’article L. 823-9 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) exclut toute poursuite pénale à l’encontre de :
Article L. 823-9, 3° du CESEDA « toute personne physique ou morale lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et a consisté à fournir des conseils ou accompagnements juridiques, linguistiques ou sociaux, ou toute autre aide apportée dans un but exclusivement humanitaire. »
Héberger ou nourrir une famille sans titre de séjour, y compris lorsqu’elle fait l’objet d’une OQTF, relève de cette immunité humanitaire, à deux conditions :
- la gratuité : aucun loyer, aucune participation aux charges, même symbolique, aucun service ni travail demandé en échange ;
- le but exclusivement humanitaire : mettre des personnes à l’abri, les nourrir, les accompagner.
L’OQTF est une décision administrative qui vise la personne étrangère, non celles et ceux qui l’accueillent. Aucune loi n’impose de signaler la présence, sous son toit, d’une personne sans titre de séjour.
Enfin, vérifiez auprès de votre assurance habitation que l’accueil de personnes hébergées à titre gracieux est bien couvert par votre contrat.
Un Toit Un Avenir · Association de défense du droit au logement des familles, Montpellier.
Vous envisagez d’accueillir une famille ? Parlez-en d’abord chez vous, puis contactez-nous : nous vous accompagnerons à chaque étape.
Les cagnottes en cours
Les cagnottes en cours
À Montpellier, des enfants scolarisés dans nos écoles dorment dehors. Ce ne sont pas des inconnus : ce sont les camarades de nos enfants. Quelques euros peuvent faire la différence entre un lit et la rue.
Lorsque l’hébergement d’urgence est saturé et que le 115 ne répond plus, la solidarité des familles, des enseignants et des habitants du quartier prend le relais. Chaque collecte présentée ici est portée par des parents, des enseignants ou des associations d’école qui connaissent ces familles et les accompagnent au quotidien ; la plupart sont hébergées par Une École Un Avenir, membre de la plateforme Un Toit Un Avenir.
Chaque don, même modeste, compte. Et si vous ne pouvez pas donner, partager cette page est déjà un geste précieux.
Le fonds d’urgence
Quand une famille se retrouve à la rue un soir, il faut pouvoir agir le soir même.
Ce fonds commun est notre filet de sécurité : il permet, sans attendre le lancement d’une collecte, de payer quelques nuitées à l’abri, de la nourriture, des vêtements chauds, des couvertures, des produits d’hygiène. C’est lui qui a mis à l’abri la famille de Figuier-Hugo lorsqu’elle dormait aux urgences. Aujourd’hui, il doit être reconstitué pour la prochaine famille — car il y en aura une.
- Nuitées d’urgence
- Alimentation
- Vêtements chauds & couvertures
- Hygiène & première nécessité
à la prochaine urgence
Les familles de nos écoles
Une famille de quatre à la rue depuis le 10 septembre
Deux jeunes parents, un petit garçon de trois ans et demi scolarisé à la maternelle Figuier et une petite fille d’un an et demi : faute de place au 115, ils ont passé de longues nuits sur les chaises des urgences. Mis à l’abri pour quelques jours seulement, ils ont besoin de nous pour ne pas retourner à la rue.
Soutenir cette familleUne famille de sept personnes qui dort dans sa voiture
Cinq enfants, dont deux scolarisés à la maternelle Chaplin et à l’élémentaire Pottier-Sibelius : le 7 septembre, le jour des trois ans de la plus petite, leur hébergement a pris fin. Depuis, la voiture tient lieu de toit, alors que les trois aînés ont besoin de soins réguliers et de repos.
Soutenir cette familleUne maman et ses trois enfants dans un hall d’immeuble
À la rue depuis le 2 septembre, cette maman seule et ses enfants, scolarisés à la maternelle Pasteur et à l’élémentaire Lamartine, ont d’abord été accueillis quelques nuits par une autre famille de l’école. Depuis, faute de toute solution, les enfants, malades, ont dormi dans un hall d’immeuble.
Soutenir cette familleUne famille et ses deux enfants sous une tente
Malgré toutes les démarches engagées et un 115 qui ne répond pas, cette famille de l’école Jules-Verne dort sous une tente. L’école et l’association Les Amis de Jules ont lancé, en concertation avec elle, une collecte pour la mettre à l’abri. La famille souhaite rester discrète : merci de respecter son anonymat.
Soutenir cette familleL’intégralité des cagnottes familiales est reversée aux familles concernées. La collecte de l’école Jules-Verne est portée par l’association Les Amis de Jules ; les autres sont hébergées par Une École Un Avenir. Le fonds d’urgence est géré collectivement par les associations de la plateforme Un Toit Un Avenir et n’est mobilisé qu’au bénéfice de familles accompagnées, sur décision du conseil d’administration. Les dons transitent par HelloAsso, plateforme de paiement sécurisée et gratuite pour les associations.
Quand une famille est à la rue : repères pour agir
Quand une famille est à la rue
Quelques principes et une marche à suivre, nés de l’expérience, pour celles et ceux qui apprennent qu’une famille de leur entourage, de leur quartier ou de leur école n’a plus de toit.
On ne fait jamais rien sans la famille. C’est le plus sûr moyen de ne pas se tromper.
Chaque situation est singulière ; aucune ne se laisse calquer sur une autre. Ce qui suit n’est donc pas un protocole, mais un ensemble de repères destinés à guider l’élan solidaire sans jamais le substituer à la volonté des personnes concernées.
Trois principes intangibles
Tout avec la famille
Aucune décision ne se prend à sa place. Elle demeure maîtresse de sa situation, de ses choix et de son rythme.
Consentement et confidentialité
Aucune information n’est transmise, aucune démarche engagée, aucune communication diffusée sans son accord explicite.
Respecter son temps
Accepter une aide coûte. Certaines familles, discrètes et pudiques, ne s’y résolvent qu’à bout de forces : il faut avancer avec douceur.
L’ordre des priorités
- La mise à l’abri
- L’aide matérielle et financière
- Le soutien moral et psychologique
- L’accompagnement du parcours administratif rôle des associations
La marche à suivre
Parer au plus vital et établir la confiance
L’urgence, c’est la mise à l’abri : offrir du repos, du répit et de la sécurité, sur quelques jours au moins, et aussi longtemps que possible. C’est dans ce temps protégé que se noue une relation de confiance.
- Les personnes qui hébergent se consacrent à cet accueil et s’abstiennent de toute curiosité insistante sur la situation administrative.
- Elles doivent néanmoins être informées, lorsqu’on dispose d’éléments, de la situation légale de la famille en France.
S’intéresser, avec délicatesse, à la situation administrative
Une fois la famille à l’abri et la confiance installée, vient le temps d’examiner sa situation et de solliciter les institutions et les associations compétentes : avocat spécialisé en droit des étrangers, Cimade, services sociaux. C’est là notre spécialité ; n’hésitez pas à nous passer le relais, toujours avec l’accord de la famille.
Héberger une famille sous OQTF : ce que dit la loi
L’obligation de quitter le territoire français (OQTF) est la mesure qui suscite le plus de craintes chez celles et ceux qui voudraient ouvrir leur porte. Ces craintes, pour compréhensibles qu’elles soient, reposent le plus souvent sur une méconnaissance du droit.
Le « délit de solidarité » n’existe plus sous cette forme. Depuis la loi du 10 septembre 2018, qui fait suite à la décision du Conseil constitutionnel consacrant le principe de fraternité (décision n° 2018-717/718 QPC du 6 juillet 2018), l’article L. 823-9 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) exclut toute poursuite pénale à l’encontre de :
Article L. 823-9, 3° du CESEDA « toute personne physique ou morale lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et a consisté à fournir des conseils ou accompagnements juridiques, linguistiques ou sociaux, ou toute autre aide apportée dans un but exclusivement humanitaire. »
Concrètement, héberger ou nourrir une famille visée par une OQTF relève de cette immunité humanitaire, à deux conditions :
- la gratuité : aucun loyer, aucune participation aux charges, aucun service ou travail demandé en échange ;
- le but exclusivement humanitaire : mettre des personnes à l’abri, les nourrir, les accompagner.
L’OQTF est une décision administrative qui vise la personne étrangère, non celles et ceux qui l’accueillent. Aucune loi n’impose à un particulier de signaler la présence chez lui d’une personne sans titre de séjour.
Les dons : ce qui aide vraiment
Dans l’urgence, ce sont les nuitées qui comptent. Une famille qui dort dans une voiture ou dans une chambre d’hôtel ne peut ni stocker ni cuisiner ; les dons matériels, si généreux soient-ils, risquent alors de l’embarrasser davantage que de la soulager.
Les dons en argent présentent en outre un avantage décisif : ils laissent à la famille le soin de choisir elle-même ses priorités, en toute autonomie.
Nous savons que tout le monde ne peut pas donner d’argent, et que les dons en nature sont parfois plus accessibles. Ils deviendront précieux dès qu’une solution plus stable aura été trouvée. D’ici là, il faut respecter le temps de la famille et les réalités de son quotidien.
La solidarité qui fonctionne est celle que l’on parvient à faire durer.
Un Toit Un Avenir · Association de défense du droit au logement des familles, Montpellier.
Vous apprenez qu’une famille est à la rue ? Parlez-en d’abord avec elle, puis contactez-nous, avec son accord.
Faut pas nous chauffer !
FAUT PAS NOUS CHAUFFER. 🔥
Cette année dans nos écoles montpelliéraines :
🌡️ Des classes à 32°C dès 8h du matin . La chaleur extrême, ce n’est pas de l’inconfort — c’est un risque vital pour les enfants. On a saisi la justice deux fois. On s’est heurté à des délais et des demi-mesures.
🚫 111 classes fermées dans l’Hérault à la rentrée . Des parents mobilisés depuis mars, accueillis par des voitures de police devant les écoles.
⚠️ Trois affaires d’agressions sexuelles présumées dans le périscolaire — Dickens, La Fontaine/Jules-Verne, Schoelcher. Apprises par la presse. Des mois après les faits.
Les enfants ont des droits. Droit à la santé. Droit à la protection. Droit à l’éducation. Cette année, à Montpellier, ils ont été bafoués. Ça suffit.
Mercredi on arrive — avec nos pistolets à eau et notre bonne humeur revendicative. 💦
📅 Mercredi 1er juillet — 18h
📍 Esplanade Charles-de-Gaulle, Montpellier
Une après-midi militante pour le droit au logement, ça vous tente ?
Le 6 juin à La Carmagnole (Montpellier), Un Toit, Un Avenir organise un temps fort pour échanger, s’organiser et renforcer nos luttes ✊
👉 Inscris-toi et viens participer !
Au programme :
🕒 15h00 — Table ronde « Droit au logement »
avec le Syndicat du logement de Marseille et le comité DAL d’Ax-les-Thermes
🕟 16h30 — Table ronde « Hébergement d’urgence »
avec la coordination nationale des mineur·es isolé·es en lutte (Lille & Paris)
🛠️ 18h00 — Atelier : comment renforcer nos luttes ici ?
🍻 19h00 — Moment convivial
➡️ Bar et buffet sucré-salé tout l’après-midi
Une occasion concrète de rencontrer des collectifs d’autres villes, de partager des expériences de mobilisations victorieuses et de repartir avec des idées pour agir localement.
📣 Viens t’informer, débattre et construire avec nous !
On a besoin de monde — et de toi.
Fortes chaleurs à Montpellier : des mesures annoncées, mais des conditions toujours insuffisantes pour enfants et agents
Communiqué de presse
Montpellier, le 28 mai 2026
À l’approche d’un nouvel épisode de fortes chaleurs, notre collectif appelle à des mesures immédiates, concrètes et vérifiables pour garantir des conditions d’accueil dignes pour les enfants comme pour les agents dans les écoles de Montpellier.
Une mobilisation déjà engagée, y compris devant le juge
Nous avons saisi à deux reprises la justice en référé-liberté face aux conditions d’exposition à la chaleur dans les écoles.
Il nous a été opposé que des délais techniques — supérieurs à 48 heures — étaient nécessaires pour réaliser les aménagements permettant de protéger efficacement les élèves et les personnels.
Cette réponse confirme surtout une réalité : sans anticipation, aucune protection efficace n’est possible.
Nous reprendrons ces démarches si nécessaire.
Notre association poursuit par ailleurs un travail de recueil systématique des témoignages de parents, d’agents et d’enseignants.Ces remontées de terrain, nombreuses et concordantes, permettent de documenter précisément les situations vécues dans les établissements et de nourrir un dialogue fondé sur des éléments concrets et objectivables.
Contactez-nous par mail : asso@1ecole1avenir.fr

Des annonces réelles… mais un écart persistant avec le terrain
La Ville met en avant des actions engagées depuis 2023 : rénovation thermique, végétalisation, équipements en ventilateurs, création de salles rafraîchies, investissements de plusieurs millions d’euros.
Ces efforts existent. Mais sur le terrain, les situations constatées restent préoccupantes.
L’an dernier, 38°C avaient été relevés à l’école Chaplin !
Aujourd’hui encore, les remontées sont sans équivoque :
« À 8h du matin, il fait déjà 30 à 31°C dans certaines classes (…) jusqu’à 32°C dans d’autres bâtiments. Une seule salle rafraîchie pour près de 300 élèves. »
« Nous avons une salle climatisée bloquée à 27°C pour 12 classes. D’après plusieurs enseignants, il y fait déjà plus que les 27 degrés régulés à distance par la mairie. »
Un enseignant témoigne : « On vient de recevoir les recommandations pour la canicule (…) et comme à chaque fois on nous demande juste d’être vigilants, sans que rien réellement ne soit fait. Personne ne vient constater sur place les conditions. »
Une maman d’un élève de Cm1 de l’école Dickens précise : “Cette situation fait malheureusement écho au mail au retour des vacances de Noël, nous informant que les enfants étaient accueillis dans des classes à 9 °C avec des radiateurs froids. Ces conditions sont inadmissibles pour les enfants comme pour les enseignants. De telles conditions de travail seraient inacceptables dans notre propre environnement professionnel.”
Ces écarts interrogent non pas les intentions, mais l’efficacité réelle des dispositifs actuels.
Lire la suiteEntre annonces et zones d’ombre,
la gestion municipale de l’affaire de l’animateur interroge encore
La réunion organisée cette semaine en mairie autour de l’affaire de l’animateur mis en cause a permis à la municipalité de présenter un ensemble de mesures et de perspectives de travail.
Plusieurs actions ont été annoncées : publication prochaine d’un communiqué détaillant le parcours de l’animateur, mise en ligne de la conférence du 5 mai, création d’un formulaire de signalement, ouverture d’une page dédiée aux violences, ainsi que le recrutement d’une psychologue spécifiquement mobilisée sur cette situation.
Un accompagnement des familles a également été évoqué, avec une orientation vers des structures spécialisées comme France Victimes ou l’UAPED du CHU de Montpellier.
Sur le volet prévention, la mairie a présenté des pistes plus larges : constitution d’un groupe de travail réunissant différents acteurs, organisation d’un colloque début juin, et élaboration d’un plan de lutte contre les violences, en lien avec des experts du territoire.
Ces annonces traduisent une volonté de structurer une réponse plus complète. Elles interviennent toutefois dans un contexte où de nombreuses interrogations subsistent encore.
Important : RETROUVEZ EN LIGNE LA CONFERENCE SUR LE RECUEIL DE LA PAROLE DES ENFANTS VICTIMES DE VIOLENCE
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Un parcours progressivement reconstitué
Au cours de la réunion, la mairie a précisé que l’animateur était notamment intervenu dans les écoles Malraux et Diderot.
Cette reconstitution s’appuie en grande partie sur le système de badgeage des agents, mis en place à partir de 2020-2021.
Ce point apporte des éléments utiles, tout en laissant entrevoir ses limites : le parcours antérieur de l’agent reste, en partie, difficile à retracer avec précision.
Pour notre association Une école, un avenir, cette limite n’est pas anodine. Elle pose directement la question de la capacité du service public à tracer, suivre et sécuriser les parcours des adultes intervenant auprès des enfants.
Une communication qui reste au cœur des défaillances
Les échanges ont largement confirmé que la communication n’est pas un sujet secondaire, mais bien un point structurant du problème.
Dans la presse, début avril, la mairie indiquait ne pas avoir connaissance de l’affaire avant sa médiatisation.
Dans le même temps, des parents avaient déjà signalé, en amont, des comportements préoccupants et une procédure administrative (un conseil de discipline) avait déjà eu lieu.
Pour notre association, ce décalage n’est pas seulement une question de circulation d’information : il révèle un défaut d’écoute et d’accompagnement des familles.
Car des parents accompagnés, écoutés, reconnus dans leurs inquiétudes, sont aussi des parents qui signalent, qui transmettent, qui alertent sur les suites judiciaires en cours.
La mise en place annoncée d’un formulaire de signalement constitue une réponse partielle à ce problème.
Mais elle ne saurait remplacer une relation directe, structurée et digne avec les familles.
Depuis plus d’un an, les parents n’ont pas été reçus à la hauteur de la gravité des faits, les élus ne se sont pas déplacés dans l’école Dickens, et les représentants de parents ont été laissés en première ligne sans les moyens nécessaires et le Maire ne s’est pas véritablement exprimé publiquement.
Encore actuellement, les parents délégués des collèges voisins de l’école Dickens (collège Gérad Phillipe et des Aiguerelles) essayent de transmettre des informations aux familles. Des directions d’établissement scolaires de Montpellier ont également tenté d’empêcher les parents d’échanger sur leur fil WhatsApp après la parution de l’article de Midi Libre dans la presse.
Une méthode encore questionnée
Si les annonces sont nombreuses, la méthode reste, elle, largement interrogée.
Plusieurs éléments relevés lors de la réunion alimentent ce constat :
- une difficulté à identifier précisément les familles directement concernées
- une reconstitution tardive et partielle des faits
- une communication encore inégale selon les familles
- l’absence, à ce stade, d’un audit complet du déroulé des événements
Une ambition affichée qui doit désormais se traduire concrètement
La municipalité affiche aujourd’hui une volonté de construire un plan de lutte contre les violences.
Nous prenons acte de cette ambition.
Mais nous rappelons qu’un plan ne vaut que par les moyens qui lui sont alloués.
À ce stade, aucune information précise n’a été donnée sur les budgets, les recrutements ou les moyens opérationnels qui permettront de le déployer.
Pour Une école, un avenir, cette question est centrale : elle conditionne la capacité réelle du dispositif à produire des effets durables.
Des choix d’organisation au cœur des responsabilités
Au cours de la réunion, l’élue a évoqué l’absentéisme et le turn-over des agents, tout en écartant tout lien avec la survenue ou la détection de situations de violences.
Nous ne partageons pas cette analyse.
Depuis des années, notre association alerte sur la dégradation des conditions de travail dans les écoles :
- postes non remplacés
- équipes instables
- manque de coordination
- perte de sens des missions
Ces éléments ne sont pas des fatalités. Ils résultent de choix d’organisation.
Et ces choix ont des conséquences directes sur la qualité de l’encadrement des enfants.
Un service public fragilisé est un service public qui protège moins bien.
Nous défendons au contraire un modèle exigeant :
un encadrement humain renforcé, des équipes stables et formées, des conditions de travail dignes, au service du bien-être physique, psychique et de l’épanouissement global des enfants.
Une responsabilité politique attendue à la hauteur des enjeux
Des excuses ont été formulées par l’élue, notamment sur la communication.
Elles ont été entendues.
Mais plusieurs parents ont rappelé que les attentes dépassent aujourd’hui le seul registre de l’explication.
Dans une ville comme Montpellier, au terme d’un second mandat, avec des responsabilités élargies sur l’éducation et la petite enfance, la question posée est celle de la capacité à organiser, anticiper et piloter des politiques publiques sensibles.
Il ne s’agit pas d’attendre d’une élue qu’elle maîtrise seule l’ensemble des sujets.
Mais d’attendre qu’elle s’appuie sur ses équipes, qu’elle mobilise les compétences nécessaires et qu’elle garantisse un niveau d’exigence à la hauteur des enjeux.
Une mobilisation collective qui se structure
Dans ce contexte, un collectif de parents et d’acteurs associatifs est en cours de structuration à l’échelle de la ville.
Plusieurs associations locales, dont Une école, un avenir, y prennent part, aux côtés de parents délégués issus de différents établissements.
L’objectif est de coordonner les demandes, de suivre les engagements pris et de porter une parole collective.
Deux axes se dégagent clairement :
- obtenir une compréhension complète et documentée des faits
- renforcer les dispositifs de prévention de manière concrète et durable
La mairie s’est engagée à apporter des réponses écrites aux demandes que nous avons formulées par écrit en avril après la parution de l’article de Midi Libre.
Elles sont désormais attendues.
Une réunion qui a aussi révélé des situations humaines sensibles
Au cours de cette réunion, une mère directement concernée par l’affaire était présente, accompagnée de son avocate.
Sa présence a mis en lumière un décalage important.
La réunion, pensée comme un temps d’échange global avec des parents et des acteurs associatifs, ne constituait manifestement pas un cadre adapté pour une personne confrontée aussi directement aux faits.
Son émotion et son désarroi ont été perceptibles. Nous lui exprimons tout notre soutien et comprenons dans quelle difficulté émotionnelle cette réunion a pu la plonger.
Pour plusieurs participants, cet épisode souligne un point essentiel : la nécessité de distinguer clairement les espaces de dialogue.
D’un côté, des temps collectifs d’information et de travail.
De l’autre, un accompagnement individualisé, spécifique, respectueux du vécu des familles directement concernées.
Cette exigence apparaît aujourd’hui comme une condition indispensable pour reconstruire un cadre de confiance.
Une suite attendue sur les actes
Cette réunion marque une étape.
Elle ouvre des perspectives, tout en laissant apparaître des points de tension et des questions encore non résolues.
Dans les prochaines semaines, c’est la traduction concrète des engagements annoncés qui sera déterminante.
Pour les parents mobilisés, l’enjeu est clair : que les réponses apportées soient à la hauteur de la gravité des faits et des attentes exprimées.

