Charte
pour base de discussion et prise décision collective sur l’établissement d’une charte du collectif
https://docs.google.com/document/d/1w6TpV-kLD1_kY-Zi4mbPWFe9Ik79-5zBiMqU6NWCA6E/edit?usp=sharing
pour base de discussion et prise décision collective sur l’établissement d’une charte du collectif
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La famille de 4 enfants dont nous vous parlions à Noël reste toujours sans aucune solution d’hébergement institutionnelle alors qu’ils y ont droit de par leur situation administrative !
Depuis déjà des mois, chaque semaine, nous sommes contacté·es par des enseignant·es qui apprennent qu’un·e de leurs élèves dort sous une tente ou dans des conditions extrêmement précaires.
Parallèlement aux sollicitations des associations en direction des pouvoirs publics à prendre la mesure des dangers qu’encourent toutes les personnes à la rue et à agir, nous savons pouvoir compter sur la solidarité citoyenne. Quand les familles sont épuisées, à bout, et que leur vie en dépend, parfois ce réseau de solidarité change tout.
Nous avons besoin en urgence pour Dean, Xhuli et leur quatre enfants (dont un bébé de 20 mois) de votre soutien matériel et financier. Il y a besoin d’aide pour la nourriture et pour le nécessaire d’hygiène de la famille. Les dons sont à apporter directement à la famille les prochains jours en nous contactant par mail 1toit1avenir@gmail.com
Depuis près d’un mois, une famille en fuite de son pays d’origine survit à Montpellier sans aucune solution d’hébergement, malgré une demande d’asile en cours.
Cette famille compte quatre enfants, dont un bébé de 20 mois, malade. (voir le reportage de france 3)
Le 115 oppose un refus systématique.
La préfecture n’a apporté aucune réponse.
Le tribunal administratif, saisi en urgence, a rejeté leur appel à l’aide.
Face à cette situation, l’association Solidarité Partagée et son président Samuel Forest se sont mobilisés. Notre collectif Un Toit, Un Avenir et d’autres associations les soutenons.
Refusons l’indifférence et la banalisation de l’inacceptable.
Cette famille a vécu quelques semaines dans une tente dissimulée dans un parc, exposée au froid, à l’humidité, à l’insécurité. Elle dort désormais sur le parvis de la mairie. Visible. Mais à force de les voir, ces situations risquent de devenir « normales ». Nous le disons clairement : il ne faut pas s’y habituer.
Personne ne peut dormir tranquille quand, dans la même ville, des familles dorment dehors, quand des enfants grandissent dans la rue sous le regard de tous.
Ne dit-on pas « les femmes et les enfants d’abord » ?
Que valent ces mots quand un tout-petit de 20 mois passe ses nuits sous une tente ?
L’Etat toujours coupable d’inaction
Le Président de la République déclarait qu’à la fin de son premier quinquennat, plus personne ne dormirait à la rue**.
Aujourd’hui, les faits contredisent cette promesse.
L’État faillit à sa responsabilité fondamentale : protéger les plus vulnérables.
Depuis plusieurs années, nos associations se substituent à l’État, au 115, à l’urgence sociale. Aujourd’hui, nous n’avons plus de locaux, plus de solutions temporaires, plus de marge. La solidarité citoyenne ne peut pas devenir une excuse à l’inaction publique.
C’est pourquoi Un Toit, Un Avenir, avec Solidarité Partagée et les associations soutiens, annonce clairement :
👉 nous continuerons à visibiliser ces situations,
👉 nous refuserons le silence,
👉 nous ne laisserons pas ces familles disparaître dans l’angle mort des politiques publiques.
Un appel citoyen, moral et digne
📍 Rassemblement citoyen
Lundi 15 décembre à 18h
Parvis de la Mairie de Montpellier
Nous appelons citoyen·nes, associations, collectifs, élu·es et médias à venir soutenir cette famille et toutes celles qui vivent la même réalité.
Un toit est un droit !
** Le 27 juillet 2017, Emmanuel Macron assiste à une cérémonie de naturalisation à la préfecture du Loiret, à Orléans. Son discours est reproduit sur le site de l’Elysée. Il en profite pour dérouler son programme concernant les migrations et l’accueil des populations étrangères. Il déclare : «La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité et d’efficacité là aussi. Mais je veux que partout où sont construits ces hébergements d’urgence qui permettent de les accueillir, il y ait les dispositions administratives qui permettent de traiter leur dossier. […] Je ne veux plus de femmes et d’hommes dans les rues. Mais partout, dès la première minute, un traitement administratif qui permet de déterminer si on peut aller vers une demande d’asile ou non. Et derrière, une vraie politique de reconduite aux frontières.» (Checknews Libération)
mise à jour du lundi 3 novembre à 20H30 :
Chaussures :
– femmes 38-39 (x2)
– homme 40-41
– homme 43-44
Vestes :
– homme XL (×3)
– femme M-L (x2)
Pantalons :
– homme XXL (x2)
– femme 42-44 (x2)
Pull :
– femme L (×2)
– homme XL (x2)
Habits ados (garçons de 16 ans, filles de 14 à 16 ans)
Vous pouvez apporter vos dons sur place : les familles trient et vous redonnent ce qui a déjà été pourvu.
Il n’est pas évident de tenir à jour la liste des besoins matériels, car elle évolue beaucoup au fil de la journée. Certaines personnes apportent spontanément des dons matériels sans être passées par les tableaux d’organisation ou ce site, et certains besoins sont remplis au fur et à mesure qu’ils apparaissent sur place.
De plus, il est impossible de beaucoup stocker : le campement ne peut pas grossir trop, et les familles ne peuvent pas charrier beaucoup d’affaires à chaque installation et rangement quotidiens.
L’idéal pour contribuer est :
– de se tenir au courant sur les fils whatsapp, car dès qu’il manque quelque chose, c’est précisé dessus
– de passer sur place voir ce qui manque à l’instant T et d’y pourvoir en temps réel (parfois ce sont des besoins matériels, d’autres fois des besoins pratiques comme laver les couvertures)
– de contribuer financièrement même par un petit don à la cagnotte, car elle est réinvestie au quotidien dans l’achat de ce qui manque par les personnes sur place, ou dans le remboursement des achats déjà faits par les collectifs présents pour pallier l’urgence.
– tous les matins si vous êtes matinaux : besoin d’aide vers 7h ou 8h du matin pour aider à replier les affaires et réchauffer les cœurs avec des sourires et le petit-déjeuner (n’hésitez pas à venir avec du café / thé /chocolat chaud).
– si vous avez des talents de babysitter ou d’animation : bienvenue ! les enfants ont besoin de joie et d’activités.
– n’hésitez pas à proposer votre salle de bain : les familles ne peuvent pas se doucher et c’est d’un grand inconfort (la douche nomade est passée une fois cette semaine, mais certains adultes étaient au travail et n’ont pas pu se laver)
– vous pouvez aussi passer rencontrer les familles, lire une histoire, jouer d’un instrument, échanger quelques paroles, et juste mettre des visages sur ces personnes. Les têtes nouvelles montrent aux familles que le combat prend de l’ampleur et leur donnent du courage. Et soulagent celles et ceux qui dorment si peu depuis lundi. Elles permettent aussi à nous, citoyens, d’humaniser et de concrétiser le combat. Il ne faut pas négliger l’importance de passer simplement soutenir, échanger quelques mots, proposer une boisson chaude au cours de la journée. Le parvis est tellement grand qu’on peut avoir l’impression qu’il n’y a pas grand monde sur place. Et c’est un fait, 35 personnes qui ne souhaitent (et ne peuvent de toutes façons face au risque d’évacuation) pas prendre trop d’espace, ça ne remplit pas le parvis. Mais les familles sont bien là, tout au fond de la place, près de l’entrée de la mairie, et un passage est toujours bienvenu.
Sinon, il y a régulièrement ces besoins :
Pour la nourriture
Si vous ne prévoyez pas de préparer un repas pour 15 ou 30 personnes, mais souhaitez apporter quelques denrées, préférez des choses qui se gardent ou se partagent pour éviter le gaspillage : gâteaux, biscuits, compotes, fruits, fruits secs, dates, pain…
Une sorte de cantine solidaire se met en place. Parfois, certaines associations peuvent pourvoir pour l’ensemble des personnes présentes, parfois non. Là encore, l’organisation sur les fils whatsapp est le plus simple.
mis à jour le 07/11/2025 à 16H
-> RASSEMBLEMENT samedi à 14H à la PREFECTURE pour faire-valoir le droit à un logement décent pour toutes et tous.

La mobilisation sur le parvis pour soutenir les familles expulsées n’a pas laissé indifférent. Plus de 30 organisations appellent d’une seule et même voix à se rassembler demain pour un logement et un accueil dignes
Un premier bilan peut être tiré de ces deux dernières semaines.
D’abord, la lutte paye ! La solidarité est un élément puissant de mobilisation et de prise de conscience de ce que ensemble nous pouvons réaliser et obtenir.
Bien sûr, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Désormais, les personnes qui dormaient sur le parvis de la mairie ont obtenu des hébergements provisoires en hôtel, le temps que le CCAS et les associations spécialisées puissent prendre le relais pour adapter les réponses à chaque situation familiale. Cet accompagnement prend du temps et dans l’intervalle nous restons mobilisé·es, même si toutefois, l’éparpillement des familles à différents endroits de la ville rend notre action plus complexe.
La cagnotte à permis de récolté près de 3 300 euros : un immense merci pour votre participation. Une partie a servi à couvrir les besoin immédiats quand ils ne pouvaient pas être pourvus par les dons matériels parvenus en nombre. Le reste sera intégralement mis à disposition des familles.
Il restera à palier aux urgences. Si vous continuer à donner de l’argent sur cette cagnotte, sachez que ces fonds serviront à aux prochaines urgences, car malheureusement il y en aura probablement, concernant ces familles ou d’autres.
On se retrouve demain devant la préfecture pour affirmer un droit crucial : le droit au logement pour toutes et tous.
Le déménagement du lieu “insalubre” s’organise. Les familles partent au compte-goutte vers des solutions temporaires plus dignes, proposées par la Mairie. D’ici 8 à 10 jours, au terme des échéances d’accueil de ces nouveaux hôtels, nous espérons que des solutions plus pérennes auront pu être trouvées.
En attendant, il reste très compliqué de pourvoir au ravitaillement alimentaire des familles et nous aurons encore besoin de dons sur la cagnotte, de dons matériels, de dons alimentaires, voire de repas solidaires.
Rapprochez-vous de nous si vous voulez et pouvez aider !
Au réveil, il apparaît évident aux familles sur place qu’elles ne peuvent rester là (une famille a même été hébergée chez une bénévole tant la chambre proposée était inhabitable), même jusqu’au 13 novembre seulement. Le CCAS fait le même constat et au fil de la journée, ses équipes proposent des alternatives aux familles. Cela restera un hébergement en hôtels, disséminés un peu partout selon les lieux de scolarisation et les impératifs des uns et des autres.
Entre aujourd’hui et vendredi, toutes les familles pourront partir du lieu d’hébergement inapproprié.
Entre temps, il faut continuer à organiser les repas et la solidarité. Des dons affluent encore : du matériel de nettoyage, de l’alimentation… Les familles auront encore besoin, alors n’hésitez pas à vous faire connaître si vous souhaitez aider, d’autant que certaines chambres ne donnent pas accès à des coins cuisine, ce qui rend compliquée la prise des repas.
Ce soir, une cinquantaine de personnes s’est réunie pour la conférence de presse sur le parvis.
Les interventions se succèdent pour remercier la Mairie, et souligner pour certaines l’attristement et la colère qu’il ait fallu se battre pendant 8 jours et mobiliser autant d’action citoyenne avant qu’une solution soit trouvée. Mais tout le monde s’accorde sur le fait que, pour l’heure, les familles ne sont plus à la rue, et que c’est ce qui compte.
La conférence de presse est suivie d’un joli moment festif, avec musique, danse, karaoké et partage de choses à grignoter. Rien ne vaut la chaleur humaine !
Le rangement du “campement du parvis” s’est organisé tout au long de la matinée et du début d’après-midi. En fin de matinée, la Mairie a prévenu les familles qu’elles seraient en fait hébergées dans un même “hôtel” jusqu’au 13 novembre, en attendant de trouver des solutions alternatives individuelles près des lieux de scolarisation des enfants.
En milieu d’après-midi, grâce à l’aide des bénévoles présent.es sur place, les familles et leurs affaires sont acheminées vers ledit “hôtel”.
Surprise à l’arrivée : l’établissement n’a rien d’un hôtel. Il est en travaux, tout est dans un état de propreté approximatif, avec des plafonds troués, des toilettes bouchées, des portes sans poignées et qui ne ferment pas, des portes absentes, des fenêtres sans fenêtres, et aucun meuble n’est installé : on dirait qu’un camion de déménagement a déversé son chargement au beau milieu de pièces en chantier. Des sommiers et matelas encore emballés sont empilés le long des murs. Ici, des tas de draps. Là, des frigos au milieu des pièces. Autant dire qu’on est loin de ce qu’on pouvait imaginer en entendant “relogement dans un hôtel” : pas de bonne douche chaude avant de se glisser dans des draps bien tendus sentant le propre.
Branle-bas de combat vers 17h : alors qu’on avait libéré les bénévoles, il faut refaire venir du monde sur place pour aider à installer les chambres et c’est un vrai déménagement / nettoyage qui s’organise.
On doit aussi en urgence organiser la préparation d’un repas du soir par des bénévoles, car les familles, qui doivent disposer de plaques de cuisson et d’un frigo* ne pourront pas cuisiner ce soir dans ces conditions. (*en théorie, car il s’avèrera ensuite que ça ne sera pas le cas dans chaque chambre)
Il est tard quand les choses sont à peu près en place pour dormir.
On se rend compte que si l’épuisement permet de lâcher prise pour profiter de cette nuit de répit à l’abri, la solution est loin d’être satisfaisante. Il se pourrait que d’autres changements soient à prévoir avant le 13 novembre finalement. Nous n’en avons pas fini du combat.
On se retrouve quoi qu’il en soit demain, mercredi, à 18H pour discuter de tout cela.
Et à la Préfecture samedi à 14H.
21H : BREAKING NEWS !!!
Dès demain 14H, les familles seront hébergées par la Mairie dans des hôtels situés au plus près des écoles du plus jeune enfant de chaque famille. Pas plus d’infos pour le moment. Besoin d’aide demain matin pour ranger le camp et organiser les transferts en début d’après-midi. L’annonce en direct en vidéo :
Entre 100 et 200 personnes selon les sources se sont à nouveau réunies ce midi devant la Préfecture, à l’appel de plusieurs syndicats, collectifs, et d’Une Ecole Un Avenir.
Les prises de parole ont permis de revenir sur une série de fausses affirmations qui s’égrènent dans la presse :
– non, les familles n’ont pas trouvé de solution et ne se sont pas vu proposer de solution pérenne. Une maman et sa fille ont été logées, mais contrairement aux affirmations de la Mairie, il s’agit d’un hébergement temporaire pour 2 mois, renouvelable 1 seule fois, et conditionné au fait que la maman doit appeler le 115 chaque jour pour trouver une alternative. Il s’agit pourtant d’une famille avec nationalité française, victime de violences conjugales, et entrant sous le coup de plusieurs dispositifs. Une autre famille bénéficie temporairement d’un logement parce que l’un des enfants est pris en charge au CHU et qu’il s’agit d’un appartement réservé aux familles qui sont trop loin pour faire les allers-retours. Nous sommes encore loin de ce qu’on peut appeler une situation pérenne.
– non, ni la Préfecture, ni la Mairie, n’a proposé à ce jour de solution satisfaisante à ces familles, chacun se rejetant la balle. Pourtant, plusieurs personnes ont dû être prises en charge par les secours en raison de malaises (diabète, migraines, étourdissements) et souffrent de l’insalubrité et de l’indignité des conditions de vie sur le camp (pas de toilettes, dérangements digestifs et gastriques parfois conséquents…). Aussi, le stade de non assistance à personne vulnérable en danger n’est plus à démontrer, ce qui accroit l’horreur d’une situation déjà inacceptable.
– effectivement, toutes les familles n’acceptent parfois pas les solutions d’1 ou 2 nuits : comme expliqué précédemment, comment traverser la ville pour 1 courte nuit (souvent de 21h/22h à 7, 8 ou 9h du matin) dans des locaux non pourvus de toilettes, alors même que toutes les affaires des familles sont sur le camp ? Parfois, la maman et les enfants acceptent et le papa, s’il y en a un, reste dormir sur le camp pour garder les affaires. De plus, il est très difficile pour le corps de s’adapter aux changements thermiques et il est parfois pire de dormir 1 nuit au chaud et de revenir ensuite à la rue, car cela rend le corps plus vulnérable au froid et à l’humidité. En outre, certaines familles refusent qu’on passe leur temps à leur proposer des solutions précaires, instables : elles veulent de la stabilité et de la pérennité et sont effectivement prêtes à se faire entendre jusqu’à gain de cause en restant sur le camp. On ne peut considérer que des solutions d’une nuit en sont.
– contrairement à ce qu’on peut lire sur les réseaux sociaux, les citoyen.nes qui “ouvrent leur bouche pour manifester” ne font pas qu’ouvrir leurs bouches, ils et elles ouvrent aussi les portes de leurs maisons et salles de bain pour faire bénéficier aux familles d’une douche ou d’une nuit. Solution grâce à laquelle une partie des familles peut dormir parfois au chaud.
– oui, les enfants ont de 4 à 16 ans et sont scolarisés dans les écoles, collèges et lycées montpelliérains. Une majeure partie parle parfaitement français et certain.es ont des papiers français.
Parmi les prises de parole :
– Samuel, Président de l’association Solidarité Partagée (en vidéo ci-dessous)
– Antoine, travailleur social membre de la coordination du travail social contre les coupes budgétaires, qui fait état de la situation catastrophique française et dénonce les choix politiques qui en sont à l’origine
– l’enseignant de l’un des jeunes enfants du campement, qui félicite le courage de ce “petit bonhomme” qu’il décrit comme très doué qui sait très bien lire et écrire, et qui espère le revoir très vite à l’école dans de bonnes conditions pour apprendre
– Fernando, de Solidarité Partagée, qui évoque une autre famille expulsée, en état de choc, qui dort sous un pont depuis 4 jours avec leurs 4 enfants
– plusieurs personnes expulsées, dont des collégiennes, qui rappellent qu’elles et ils ne sont pas des délinquants, que les solutions de quelques jours n’en sont pas
– une responsable de la Ligue des Droits de l’Homme
– Nathalie Oziol, députée LFI, qui rappelle que les enfants seront marqués à vie d’avoir dormi dans la rue en France, en 2025
Encore de nombreux collectifs et syndicats étaient présents pour soutenir les familles.
Lisez ici l’article du Poing !







Pas d’évolution de la situation aujourd’hui, malheureusement.
Les enfants avaient très froid ce matin. Elles et ils mangent de moins en moins au petit-déjeuner.
Cette journée était un peu particulière. Les familles ont parfois opté pour diverses solutions pour se mettre un temps à l’abri. Certaines personnes ont pu se doucher grâce à la générosité de citoyen.nes qui ouvrent généreusement leurs salles de bain. L’un des papas était très heureux ce soir de montrer qu’il était rasé de près. Eprouver un peu de joie tient parfois à peu de chose.
De supers animatrices ont occupé les enfants en les emmenant dans un parc voisin et en leur proposant des jeux qui ont rendu les coeurs plus légers.
Un local associatif a ouvert ses portes pour la journée, afin d’offrir des boissons chaudes et un peu de chaleur aux familles qui le désiraient.
Le soutien des personnes qui passent voir les familles tout au long de la journée, donnent un coup de main, réchauffent par une parole, ou apportent des boissons chaudes ou autres à grignoter donne un peu de baume au coeur.
A 18h, lors du rassemblement quotidien au campement, un vent glacial s’est levé, laissant présager d’une nuit pénible à la veille d’une rentrée scolaire qui s’annonce éprouvante pour les enfants et leurs parents.
L’une des familles a cuisiné ce soir sur le réchaud du “campement” un plat typique de son pays d’origine, et à la lueur de la flamme, les sourires ont ranimé les visages.
La plupart des familles ont pu trouver refuge pour la nuit de ce soir chez des citoyen.nes incroyables de générosité.
Rappelons que ces solutions sont précaires et ne sont pas tenables dans la durée. Si elles offrent un temps un peu de réconfort, elles sont aussi contraignantes pour les familles, qui doivent sans cesse aller d’un lieu à l’autre alors que toutes leurs affaires sont sur le campement. Régulièrement, il faut partir des lieux assez tôt le matin, surtout s’il s’agit de locaux associatifs.
Une maman nous a aussi confié avoir refusé les solutions d’une nuit car le corps s’habitue très difficilement aux changements de température. Il est difficile de s’acclimater une ou deux nuits au chauffage puis de repartir dormir à la rue : le corps met beaucoup de temps à se “réhabituer”. Cela génère de grosses difficultés physiques et mentales, ainsi que beaucoup de fatigue.
Un point très problématique sur le campement est de ne pas accéder aux toilettes. Pendant la journée, les femmes peuvent accéder à des toilettes que la police municipale ouvre uniquement sur demande. Les hommes se débrouillent entre les alentours et les commerces. La nuit, il n’y a aucune solution. Cela pose de gros problèmes, et notamment de transit, d’hygiène, de dignité.
La plupart des lieux qui ont pu accueillir des familles sur un temps très restreint de nuit n’ont pas de toilettes. Installer une cabine de chantier temporaire serait un minimum pour la dignité des familles.
Une partie des enfants ne retournera pas à l’école demain, pour participer à la mobilisation devant la Préfecture. Venez rencontrer les familles, échanger avec elles.
Demain, nous nous rassemblons devant la Préfecture à 12H.
Et, à 18H au campement devant la Mairie.

Le réveil dans le froid humide du petit matin est toujours une épreuve. Cependant, les matelas gonflables qui ont pu être achetés avec la cagnotte ont rendu la nuit un peu moins pénible. Et l’arrivée des bénévoles réchauffent les cœurs.
Les familles se préparent à rejoindre la manifestation. Certaines resteront cependant sur place pour garder le campement.
Le rassemblement devant la Préfecture rassemble environ 200 personnes. (lire ici l’article du Poing)
Plusieurs collectifs, partis et syndicats sont sur place (RESF, RUSF, Solidires, Union solidaires 34, FO SNUDDI, La Cimade, Sud Education, FCPE, La Batucada La Battante, PCF34, LFI, NPA + plusieurs élus de la mairie). Pas de présence policière manifeste.
Les prises de parole commencent par une intervention de Samuel, de Solidarités Partagées, qui avait hébergé les familles dans le squat et qui aujourd’hui dort avec elles dans la rue devant la mairie. Debout au milieu d’une petite dizaine de jeunes enfants assis par terre autour de lui et dessinant au sol avec des craies, il dresse un historique puis un état de situation digne, sans concessions, lucide, réaliste, et factuel. Son discours tire les larmes à de nombreuses personnes de l’assistance. Larmes qui continuent de couler lorsque plusieurs membres des familles prennent la parole. Deux ados de 16 et 14 ans demandent à faire valoir leurs droits et ceux de leurs familles. Une femme parlera elle aussi. D’autres témoignages passeront par l’intermédiaire d’autres voix.
L’ensemble des prises de parole appelle à nos devoirs et à notre humanité.
Ce moment intense émotionnellement, engagé et fort, se conclue avec les percussions de la Batucada La Battante.
Nous partirons peu après 13h, laissant sur les grilles de la Préfecture des pancartes qui la rappelle à ses devoirs.
Ce soir encore, la plupart des familles a dormi à la rue. Certaines ont pu trouver un ponctuel refuge pour la nuit chez des particuliers ou dans des locaux associatifs.











Ce midi, une femme de 67 ans a fait un malaise et a dû aller aux urgences. Il n’y a pas de doute que les conditions de vie actuelle ont précipité ce malaise, cette femme décrivant une allergie à l’humidité, un stress intense, des difficultés importantes liées aux difficultés d’accès à une alimentation adaptée à ses besoins. La clinique où le 15 l’avait orientée n’a pas voulu la soigner car elle n’avait pas de papier (ce qui, rappelons-le, n’est pas le cas de toutes les personnes du groupe). De quoi faire prendre du plomb dans l’aile aux affirmations haineuses et racistes qui prétendent qu’on soigne tout le monde en France. Elle a heureusement pu être prise en charge ailleurs et a regagné le parvis le soir-même.
En milieu d’après-midi, c’est une autre femme qui fait un malaise. Elle est évacuée par les pompiers avec sa fille. Elle rentrera finalement après 22h.
L’élu M. Calvo rejoint le rassemblement à 18h pour renouveler le refus de la Mairie de proposer une solution de prise en charge des familles. Il invoque la non responsabilité de la mairie en terme de “champs de compétences” : c’est à l’Etat d’assumer son rôle, d’après lui, et si la Mairie intervient, elle enverra le signal à la Préfecture qu’elle peut se défausser de son rôle…. mais personne n’est dupe : le choix est bien politique, car la Mairie peut tout à fait dépasser son champ d’intervention en proposant ne serait-ce qu’un gymnase. L’assistance renouvelle sa proposition : offrez une solution, et battez-vous avec nous pour faire valoir les droits de ces familles auprès de la Préfecture ! L’élu n’entend que la seconde partie de la phrase et assure que la Mairie sera représentée le lendemain matin lors de la Manifestation à la Préfecture.
Il propose une solution temporaire : comme la veille, un local associatif peut accueillir les familles pour 2 nuits de vendredi et samedi.
“Oui, mais… Il se passera quoi dimanche soir ?”, lui demande-t-on.
“Ooohh ! petit pas après petit pas ! on propose une solution pour deux jours, on verra à ce moment là”. Vraiment, nous sommes ingrats. Et jamais contents.
La discussion se déroule cependant sans animosité, les collectifs étant désireux de trouver des solutions pour les familles et faisant tout pour maintenir le dialogue.
Lorsqu’une personne évoque la question des repas, l’élu s’insurge “ah là, il n’y a pas de pb pour manger, les familles n’ont manqué de rien depuis qu’elles sont là, on ne peut pas dire qu’elles ont eu faim !”
Un frisson de dégoût parcourt l’assistance qui s’étrangle de cette audace : les familles mangent grâce aux citoyens qui leur apportent de quoi s’alimenter, pas parce que la mairie a pourvu à leur besoin !
L’élu dit être très actif pour faire bouger la situation : la preuve, la mairie a relogé une des mamans avec sa fille car elle était dans une situation qui permettait de faire remonter son dossier en haut de la pile (des papiers français + une situation de violences conjugales lui permettant de relever de dispositifs spécifiques d’urgence). L’élu l’affirme, on pourra essayer de trouver des solutions au cas par cas, mais il ne faut pas se leurrer, si certaines personnes ont atterri dans ce squat, c’est parce qu’elles étaient arrivées au bout des démarches possibles pour elles, donc ce sont un peu des cas désespérés non ? …
Après l’élu s’embarque dans un plaidoyer sur les actions de la Mairie notamment en faveur de l’accessibilité des transports, et soudainement, on se croirait dans un meeting électoral. Quel est le rapport avec ce qui se passe depuis 4 nuits et en quoi cela résout-il le problème des familles concrètement ? La cinquième nuit s’entame sans qu’on entrevoie le bout du tunnel.
Espérons que la mobilisation de demain nous trouve nombreux devant la préfecture demain.
En ce début de soirée sur le parvis, on a vu aussi :
– une super animatrice qui s’est donnée à fond pour faire faire de supers décos d’halloween aux enfants
– des enfants superbement maquillés et même certains déguisés
– des enfants qui mangent trop de sucreries un soir d’halloween, quelque chose qui ressemble à la normalité, en somme !
– une ado et une maman qui craquent et fondent en larmes parce que c’est vraiment trop dur. Difficile de ne pas pleurer en voyant ça.
– des bénévoles fatigués mais déterminés à aller jusqu’au bout pour aider ces familles
– des enfants qui rient. Et des jeunes enfants qui pleurent. La moindre contrariété déclenche des crises de larmes. La fatigue et le stress n’y sont pas étrangers.
– des familles à qui on demande de quoi elles ont besoin et qui répondent qu’elles n’ont besoin de rien, parce que c’est hors de question de déranger
– un policier municipal qui fait un foot avec les enfants
– un repas partagé
– l’inquiétude pour les personnes qui ont fait des malaises aujourd’hui
– des gens qui se quittent sur des “à demain” bien décidés à ne rien lâcher.
A l’approche du coucher, quelques familles acceptent la solution ultra temporaire de dormir dans le local associatif. Deux adolescentes vont dormir chez une bénévole. Les autres familles restent sur place.
Il faut imaginer l’épreuve que c’est pour un enfant (et même pour un adulte) d’être trimballé de nuit en nuit, de n’avoir aucun endroit stable où se reposer sereinement. Les familles ont aussi leurs affaires : elles ne peuvent pas tout déplacer pour une nuit.
Tout le monde se réveille sous le choc de l’intervention policière de la veille.
La peur au ventre, il a été difficile de trouver le sommeil. Certaines familles ont dormi à l’abri grâce à la générosité de citoyens et collectifs. Mais les solutions sont toujours temporaires, précaires, ponctuelles, et n’offrent que de courts répits et rien de pérenne.
Ce matin, une bénévole qui a mis à l’abri des adolescentes la nuit dernière raconte combien il leur a été difficile de s’endormir. L’intervention policière est traumatique. Elles ont peur pour la partie de la famille restée sur place. Se séparer peut signifier ne pas se revoir. Le sentiment de “l’avoir échappée belle” est amer. Pour combien de temps encore faudra-t-il vivre la peur au ventre ? Alors qu’approche la rentrée, ces enfants appréhendent de ne pas pouvoir retourner à l’école. Ou d’y subir la honte.
Ce soir, pour distraire les enfants et leur promettre un semblant de normalité, une soirée Halloween est organisée : un toit ou un sort ! Venez avec vos enfants, venez avec vos déguisements, venez avec vos talents de maquilleurs ou maquilleuses, ou avec vos instruments !
L’après-midi, grâce à la douche mobile, les enfants ont pu se doucher.
Des enseignant.es ont pris les choses à bras le corps en venant proposer de l’aide aux devoirs, du matériel scolaire, du soutien à ces enfants que certain.es d’entre eux et elles ont en classe.
Des psychologues s’organisent pour intervenir bénévolement afin d’apporter des soins et du soutien.
Un peu de joie pour les enfants et les mamans :
des bénévoles ont décidé de monter un cinéma en plein air. Projection de hôtel Transylvanie. Ambiance Halloween 🎃 !
Le cri du Chœur, célèbre chorale militante, est venue aussi envoûter le parvis. Et ca fait du bien.
Les enfants sont éloignés des considérations adultes absurdes et des propos problématiques des personnalités politiques présentes. Messieurs Calvo et Crépin sont revenus à 18H. Les mains vides. Pourquoi pas un gymnase comme lors de l’accueil des réfugiés ukrainiens ? Réponse : 80% de la population y était favorable, “ceux-là ” c’est pas pareil. Chacun•e jugera.
Faut pas pleurer. Faut pas laisser la colère nous envahir.
Mais plus tard, vers 22h15 quand, pour la première fois, les tentes obtenues grâce à la solidarité sont tout juste montées et que les enfants viennent de s’y glisser pour plus de “confort”, la police nationale débarque dans l’instant pour faire démonter toutes les tentes…
Jusqu’au bout l’indignité. Jusqu’au bout la laideur. Les enfants avaient froid. Ils ont aussi peur.
Les tentes n’ont pas été sorties cette nuit. Trop peur que la police les enlève et que les enfants soient secoués. Mais combien de temps cela pourra t-il durer ?
Cette nuit il faudrait venir dormir avec les familles expulsées. Les protéger. Mettre les tentes. Aider à ranger au petit matin. 35 personnes mises sur le côté. Les grilles de la Mairie ne permettent plus de se mettre sous le grand haut-vent. Alors il faut rester devant les ascenseurs.
Témoignage d’une bénévole ce jeudi matin :
“Des matelas de couvertures servent de lits et sous ces épaisseurs se trouvent des enfants. Tous les matins je viens à 7h-7h30 pour le petit déjeuner, nous sommes plusieurs à être là, à distribuer une normalité et des sourires. Les enfants que je retrouve tous les jours me reconnaissent, se collent pour un câlin, c’est beau un enfant qui vous sourit et vous reconnaît. En dedans, je me répète que c’est pas normal, qu’il faut une solution pour tous ces enfants qui dorment dehors. À Montpellier iels étaient 80 il y a un an : quels sont les chiffres en cette fin d’octobre où la trêve hivernale arrive… mais pas pour elleux ? Tous les matins iels replient les couvertures et les mettent à l’abri, loin des regards et pour ne pas déranger, pour se faire tout petit. Tous les matins on leur sert un chocolat chaud, du café pour les adultes, et à manger. On ne connait pas leur histoire ni leur parcours mais ça peut nous arriver à toustes. Ne laissons pas faire, ne détournons pas les yeux et aidons les. Soyons solidaires. Nous appelons à nous réunir tous les jours à 18h sur la place de l’hôtel de ville. Nous appelons également à un rassemblement le samedi 1er novembre à 11h à la préfecture et le lundi 3 novembre à 12h, jour de la rentrée pour les enfants qui me demandent tous les jours si iels pourront aller à l’école lundi, si iels pourront retourner au collège et au lycée.”

On se retrouve donc après cette journée infernale où la pluie n’a cessé de tomber. Comme hier, des bénévoles se sont relayé·es auprès des familles pour prendre des nouvelles, jouer avec les enfants, s’organiser pour confectionner des repas.
A 18h, alors que plusieurs dizaines de personnes ont répondu à l’appel à se rassembler, on aperçoit un cercle avec au centre Monsieur Calvo et Monsieur Crépin. Le premier est adjoint au logement. Le second, membre du cabinet du Maire. A proximité, Madame Gimenez, élue à la Métropole. Ils évoquent une solution temporaire : mettre à disposition des familles un local actuellement utilisés par des associations d’aide aux sans abri (AHM). Elles pourraient y rester deux nuits. Il y aura éventuellement la possibilité vague d’avoir des hébergements pour une ou deux familles. Ces propositions ne satisfont pas les familles. Elles ont peur de devoir revenir dormir dehors au bout de deux jours quand les enfants reprendront le chemin de l’école. Elles ne veulent pas non plus choisir qui parmi elles sera sortie de la rue.
Voir le début de l’entretien ici : https://www.instagram.com/reel/DQZrR8bDOqP/?igsh=MW5qbDRqZ2UzYzdzcQ==
Des personnes invectivent l’élu. Personne ne peut comprendre comment la 7e ville de France qui dépense tant pour son tram et le tour de France n’arrive pas à mettre à disposition une salle ou un gymnase. “Ca serait possible pour quelques jours, mais lundi, nous on sait qu’il y a un risque qu’ils ne dégagent pas (SIC)” . Le risque pour M. Calvo est donc que les familles ne partent plus du gymnase et “squatte”. Petit florilège des arguments de l’adjoint : 1° – les réquisitions ce n’est pas pratique juridiquement à cause des indivisions et des histoires de familles / 2° –se fâcher avec la Préfecture, c’est pas une bonne idée étant donné le nombre d’affaires que la Mairie traite avec l’Etat tous les jours, on veut pas de blocage/ 3° – les mairies qui ont attaqué l’Etat ou permis de loger des personnes dans cette situation ont perdu ensuite les élections (coucou Strasbourg ! coucou Grenoble !). Le courage et l’honneur ne sont pas vraiment au rendez-vous mais il y a une volonté de dialogue. Au moins, ce soir, il y a cette délégation qui est venue voir sur place ce qui se passe. Personne n’est jamais heureux quand le malheur s’exprime aussi fort.
Ce qui est concédé :
– il faudrait que la Mairie contacte le Département
– recevoir les familles au chaud, collectivement, pour discuter de manière plus privilégiée plutôt que sur un parvis mouillé en fin de journée lors d’une AG
Voilà. Pour le moment rien de plus. Les tentes se déploieront plus tard dans le nuit.
Les estomacs sont noués. Le moral dans les chaussettes mouillées. 15 enfants dorment dehors. Encore.
Nuit difficile. Les enfants ont eu plus froid avec l’humidité. Dormir à même le sol est très dur pour les organismes. Il faut ranger les affaires. Ne rien perdre. Ne pas tout mélanger…
Il faudra aussi s’occuper pendant cette journée grise.
Un nouveau rassemblement est prévu à 18h sur le parvis. Et finalement, ça serait bien qu’on s’y donne rdv tous les soirs à 18h tant que ce campement durera et que rien de digne ne sera proposé.

La déclaration de manif va être déposée dans la journée. Même si ce jour est un jour férié, symboliquement se rendre devant la préfecture est important. Journée des morts. Journée d’une République moribonde qui ne sait plus protéger les plus vulnérables ? On réfléchira ce soir au déroulé de ce rassemblement : artistes, danseureuses, musicien·nes bienvenu·es

Mardi 28 octobre : la Mairie n’y peut rien
Aujourd’hui, mardi 28 octobre, le 115 (qui attribue des places d’hébergement aux personnes sans abri) a refuser de proposé un lieu d’accueil. Une délégation a été reçue par l’adjoint au Maire, Monsieur Calvo, en charge du logement. Mais rien. Ni ouverture de gymnase, ni mise à disposition d’un lieu de répit, pas de mise à l’abri des effets personnels. Aucun membre de la municipalité n’est venu à la rencontre des familles pour s’enquérir de leur état de santé physique et mentale ou pour soutenir.
La municipalité n’était pas informée par la Préfecture de l’expulsion imminente du lieu où était hébergées les familles. Il n’y a donc eu aucune anticipation. Aucune association n’a pu être prévenue. Tout le monde est pris de court. Et la mairie répond depuis hier que “c’est l’Etat qui doit proposer des solutions”. On ne sait pas s’il y a un dialogue entre Mairie et Préfecture, entre Mairie et Département pour trouver des solutions.

Il a fait relativement doux aujourd’hui. Les enfants se sont occupés dehors. Une maman diabétique a fait un malaise ce matin. Un médecin bénévole présent sur place a donné les premiers soins, puis les secours l’ont emmenée aux urgences. Mais impossible pour elle de laisser sa fille qui est scolarisée dans un collège de la ville. Elle a souhaité revenir au plus vite. Toute la journée des collectifs et des personnes sont venues prendre des nouvelles, apporter à manger et discuter.
Cette nuit encore, elles et ils dormiront dehors.
Les associations et organisations syndicales ont appelé à un RASSEMBLEMENT LE SOIR à 18H00 pour les soutenir et réclamer le droit le plus élémentaire : un toit pour dormir !
Une centaine de personnes sont venues : des militant·es syndicaux, associatifs, partisans, de simples citoyen·nes. La sono ne marche pas. Tant pis. On fera sans. On s’éclaire avec le téléphone pour décider ensemble quoi faire pour la suite. Que veulent les familles ?
Tout le monde restera. Il faut des tentes et des matelas. On reste camper. Mais les grilles ferment l’accès sous le haut vent monumental du bâtiment. impossible de s’abriter comme hier. La foule frappe dans les mains de longues minutes pour demander l’ouverture des grilles anti-émeute. Mais en vain. Un autre endroit est avisé pour s’abriter. Demain, il risque de pleuvoir…

lundi 27 octobre : première nuit sur le parvis
Depuis lundi 27 octobre au matin, 8 familles – soit plus de 30 personnes dont 15 enfants de 4 à 16 ans – ont été expulsées par les forces de l’ordre d’un lieu qui les accueillait depuis plusieurs mois, grâce à l’association Solidarité partagée, et cela en l’absence de solution d’hébergement que l’Etat leur doit.
Les familles sont parties avec leurs affaires pour camper devant la Mairie.
Elles ont passé la nuit sur place.
De très nombreuses associations sont venues les soutenir et ont relayer l’action en cours.
leur motivation a rester là est d’abord et avant tout une demande d’aide de la municipalité.
Les familles ont peur pour certaines de se rendre devant la préfecture. Le préfet représente l’Etat sur le territoire héraultais. C’est lui qui est prioritairement en charge de l’accueil, de l’hébergement d’urgence. Mais cette compétence et même cette obligation incombent à toutes les collectivités territoriales.
La nuit a été dure. Beaucoup de gens sont venus apporter des vivres et du réconfort.

cliquez ci-dessus pour vous informer sur les besoins matériels et les rassemblements prévus
L’association Solidarité Partagée, soutenue par de très nombreux collectifs montpellierains, dont Un Toit, Un Avenir– qui regroupe plusieurs associations engagées pour la protection des enfants et le droit au logement comme RESF, la LDH, la Cimade, la FCPE, Sud Education, le DAL…– ou encore Solidaire Étudiants, dénonce l’expulsion brutale de plusieurs familles sans qu’aucune solution d’hébergement d’urgence ne leur ait été proposée.
Depuis des semaines, voire des mois, l’association Solidarité Partagée assure seule la mise à l’abri de femmes et d’enfants, palliatif dérisoire face à la défaillance d’un État qui ne répond plus à ses obligations légales en matière de protection des personnes vulnérables.
Le lundi 27 octobre au matin, 35 personnes, dont 15 enfants de 6 à 14 ans, ont été expulsées de leur lieu d’hébergement et mises à la rue. Faute de solution, ces familles ont installé un campement devant l’Hôtel de Ville de Montpellier pour demander de l’aide. Depuis lundi soir, des femmes et des enfants dorment dehors, en plein centre-ville.
Le Maire et ses adjoint·es ont été informé·es de la situation. Nous réclamons leur aide immédiate pour qu’une solution d’hébergement soit trouvée au plus vite.
Rassemblement devant la Préfecture :
Nous sollicitons le soutien de toutes les organisations syndicales, étudiantes et associatives : toute aide financière, matérielle ou logistique est urgente et bienvenue.
Les enfants ont faim et froid. Nous ne pouvons pas détourner le regard.
PROTÉGEONS LES ENFANTS FACE À LA CANICULE DANS LES ÉCOLES DE MONTPELLIER*
Dans de nombreuses écoles de Montpellier, les enfants terminent l’année scolaire dans des conditions extrêmes : salles de classe surchauffées, absence de ventilation efficace, fatigue, malaises et épuisement.
Des collectifs de parents, notamment à l’école Jean Moulin, à l’école Périclès ou à l’école Freud, ont alerté avec force, responsabilité et précision. Nous saluons leur courage et nous appuyons sur leurs constats pour porter aujourd’hui une pétition collective, à l’échelle de toutes les écoles publiques de la ville.

Dans les écoles de Montpellier :

Montpellier, mardi 24 juin 2025
Canicule dans les écoles : il est temps d’agir concrètement pour protéger élèves et personnels
Alors que les températures grimpent dangereusement, la situation dans les établissements scolaires devient chaque jour plus préoccupante. La semaine dernière, 38 °C ont été relevés dans une classe de l’école Freud, et ces jours-ci, les thermomètres affichent entre 30 et 36 °C dès le matin dans plusieurs écoles de la ville.
Malgré l’engagement des services municipaux, le bâti scolaire reste insuffisamment adapté aux fortes chaleurs. Si les discours ont évolué — il y a encore quelques années, on nous opposait que la climatisation était “antiécologique” et que les Montpelliérain·es s’installaient dans la ville en toute connaissance de cause — nous saluons désormais l’installation progressive d’équipements de rafraîchissement dans certaines écoles. Dans le meilleur des cas, une salle de repli climatisée permet aux élèves de trouver un peu de répit, mais cette solution reste largement insuffisante : on trouve parfois une seule salle pour 250 élèves.
Lire la suiteNotre association relaie la pétition lancée par les parents d’élèves du groupe scolaire montpelliérain Hugo/Bert et nous les soutenons dans leur combat.
Nous, parents d’élèves du Groupe Scolaire Hugo Bert, apprenons avec stupéfaction et colère la fermeture d’une classe supplémentaire dans notre école. Cette annonce imprévue suit la fermeture récente d’une classe de maternelle.
Nos enfants sont notre avenir, leur enseignement est la base et le pilier de notre société.
L’école doit être un endroit qui inspire la bienveillance et le respect, et offre à nos enfants un enseignement serein. La suppression de ces classes perturbe gravement cet équilibre.
Selon l’Education Nationale, le taux d’encadrement moyen est de 21 élèves par classe en école primaire. Avec la fermeture de ces classes, le nombre d’élèves par classe augmentera immanquablement, comptant jusqu’à 28 élèves compromettant ainsi la qualité de l’enseignement que nos enfants reçoivent.
À ce constat s’ajoutent les problèmes non résolus précédemment : manque d’AESH, inclusion au rabais, professeurs non remplacé-es régulièrement.
Nous ne pouvons pas permettre que l’avenir de nos enfants soit compromis de la sorte. Nous faisons appel à vous pour faire pression sur les autorités compétentes afin de renverser cette décision de fermetures de classes et assurer à nos enfants l’éducation de qualité qu’ils méritent.
Soutenez : signez et partagez cette pétition.

c’est la fin… de 2024/2025 : on fait le bilan ?
Les portes des écoles vont bientôt se refermer sur l’année scolaire 2024-2025.
Les kermesses pointent le bout de leur nez, les beaux jours s’installent, et la chaleur nous souffle doucement de lever le pied…
Cette année encore, il s’en est passé des choses :
🌱 La naissance de la plateforme solidaire et multi-associative Un Toit, Un Avenir,
🍽️ La fin de la prestation de service dans une vingtaine de cantines scolaires et la tolérance de 3 absences à la cantine garantie sans amendes salées
👩🏫 Une vigilance toujours active sur la présence des personnels dans les écoles,
🤝 Et surtout, énormément de soutien entre parents pour faire face au quotidien !
Autant de raisons de se réjouir, de souffler et de célébrer ensemble tout ce que nous avons construit.
Alors, pas de long bilan écrit cette fois :
On vous invite à fêter la libération estivale autour d’un super brunch, le dimanche 22 juin ! 🌞✨
🎉 Quatrième édition du brunch de fin d’année !
Rendez-vous dans le paradis végétal de la ferme urbaine de l’Oasis Citadine pour un moment simple, joyeux et chaleureux autour du barbec’ 🔥
Venez nombreuses et nombreux, avec vos enfants, pour partager ce temps festif et convivial en pleine nature.
👉 On s’occupe du charbon, des merguez et des boissons.
👉 À vous d’apporter chips, salades, cakes ou tout ce qui vous fera plaisir à poser sur la table pour un buffet partagé !
Bonne humeur garantie ! 😄
📍 Participation à prix libre
📝 Inscription obligatoire (histoire de prévoir assez de saucisses, tout de même !)