Evaluations nationales décriées : où est le problème ?

En cette rentrée 2024, les évaluations nationales sont étendues à tous les niveaux du CP au CM2. Après tout, où est le problème si comme le prétend le ministère, elles permettent de « fournir aux enseignants des repères » et d’enrichir leurs pratiques pédagogiques ? L’Institution, à elle, obtient des indicateurs à l’échelle nationale, que les directions d’Académie, les inspections et les chefs d’établissement peuvent observer finement afin de mieux « piloter ».
Lire la suiteMardi 2 avril 14h, Place de la Com’
Non au choc des savoirs !

Derrière la formule chic de “Choc des savoirs” se cachent différentes mesures dont certaines vont totalement à l’encontre de ce que préconisent l’ensemble des chercheurs concernant la réussite des élèves.
En l’occurrence, comme de nombreuses associations ou syndicats, nous nous opposons aux groupes de niveau. Outre l’infaisabilité pratique dénoncée par les profs, cette mesure est inefficace et même néfaste quel que soit le niveau initial des élèves : les meilleurs ne deviennent pas plus forts et les plus fragiles plongent davantage. Elle prévoit donc un tri entre les élèves, ce qui est contraire à l’esprit même du collège unique qui prône la démocratisation scolaire.
Soutien aux grévistes du 25 janvier 2024

Ce matin devant le rectorat, une cinquantaine de grévistes et sympathisant-es, dont Une École, Un Avenir, ont réclamé une véritable politique d’inclusion.
❌Le recrutement et la reconnaissance salariale des AESH sont impératifs !
❌Faute de moyens et de réflexions sur l’organisation d’une inclusion réussie, il est intolérable de laisser des enfants et des familles sur le carreau en fermant les etablisements spécialisés à marche forcée.
✊L’inclusion doit se penser avec les professionnels du médico-social et médicoéducatif et l’ensemble de la communauté éducative
Une tribune qui rassemble pour dénoncer les conditions de l’inclusion et exiger des changements
Parents d’élèves, personnels de l’Éducation nationale et du médico-social, nous nous sommes réunis et avons pris connaissance de l’état des lieux dressé par la conférence nationale sur l’inclusion systématique qui s’est tenue à Paris le 17 novembre.
Les nombreux témoignages dressent un constat accablant :
- élèves privés de soins, d’enseignement spécialisé ou adapté, dont la souffrance entraîne des comportements dangereux
- élèves impactés par ces comportements et placés dans des conditions d’apprentissages dégradées
- personnels culpabilisés et subissant violences physique et verbale et maltraitance en palliant ce défaut de soins
- parents trompés et subissant un parcours du combattant
Un mouvement social historique des agents des écoles à Montpellier



Pourquoi nous soutenons les agents
Depuis la naissance de notre association, nous n’avons eu de cesse de défendre les professionnels de l’éducation, quels qu’ils soient.
Non, nous ne sommes pas un syndicat d’agents de la fonction publique territoriale ou d’État. Nous sommes une association de parents d’élèves. Alors pourquoi nous préoccuper de leur sort ?
Parce que chaque jour, à la grille ou devant la classe, nous parlons avec toutes celles et ceux qui travaillent (plutôt “celles” d’ailleurs) et des liens de confiance se sont tissés. Nous entendons en “off” des difficultés indicibles, car tous ces agents sont soumis au devoir de réserve.
Comptage des absents lors de l’Aïd-El-Fitr
Les médias se sont fait l’écho de demandes émanant de la police du renseignement territorial de l’Hérault et de l’Aude : les chef.fes d’établissement devaient fournir le nombre d’élèves absents lors des fêtes musulmanes du Ramadan. Un véritable scandale justifié de bien piètre manière par la Secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté, Sonia Backès : « Le ministère de l’intérieur et des outre-mer étudie régulièrement l’impact de certaines fêtes religieuses sur le fonctionnement des services publics, et notamment au sein de la sphère scolaire, a-t-elle indiqué dans un communiqué. C’est dans ce cadre qu’une évaluation du taux d’absentéisme constaté à l’occasion de la fête de l’Aïd-El-Fitr, le 21 avril dernier, a pu être demandée, dans certaines académies, aux chefs d’établissement. » Notre association avait réagi rapidement, face à ce qui nous semble bafouer le principe de laïcité, de liberté de conscience et de respect des données à caractère personnel religieux. Nous ne cèderons rien à ce qui s’apparente à nos yeux à un ciblage antirépublicain, si ce n’est raciste, de la communauté musulmane. Il n’y a “absentéisme” que l’absence abusive d’anticipation, d’ambition et de solutions des pouvoirs publics concernant les dysfonctionnements du service public de l’Éducation et on voit mal en quoi cela concerne le Ministère de l’Intérieur. Nous affirmons notre soutien aux familles qui se sont senties visées, inquiètes ou en colère. Retrouvez notre communiqué ci-dessous :

Compte-rendu d’Audience au Rectorat
(suite au rassemblement de parents et d’enseignants ce mardi 14 février 2023)
étaient présents :
- Monsieur Olivier BOST, adjoint au DASEN
- Madame Monique LÊ, porte-parole Une Ecole, Un Avenir
- Monsieur Florian LIBERAL, porte-parole Une Ecole, Un Avenir
Les “règles du jeu”
En ouverture d’audience, M. Bost a tenu à nous expliquer “les règles du jeu”(sic) déterminant les choix du conseil départemental de l’Education Nationale (CDEN) concernant la carte scolaire. Il a donc présenté plusieurs tableurs contenant… des chiffres.
Un chiffre est particulièrement regardé : le “E sur C” (E/C), qui est donné par le nombre d’élèves divisé par le nombre d’”emplois” (de postes ?). (NDLR : quand on parle de classe, en réalité on ne parle pas de classe physique, mais de poste d’enseignant). Ce taux permet de comparer les écoles entre elles, dans le département et entre départements de l’académie.
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